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L’OCCAR permet l’autonomie de chaque programme

L’OCCAR, au travers de ses divisions de programmes, agit en tant que maître d’ouvrage délégué pour les États. L’agence est composée d’un conseil de surveillance (Board of Supervisors, BoS) et d’une administration d’exécution (OCCAR-EA), qui comprend une administration centrale à Bonn et les divisions de programme. Le conseil de surveillance est composé des ministres de la défense, qui délèguent leur représentation aux directeurs nationaux de l’armement (le délégué général pour l’armement pour la France), et s’appuie sur les avis des comités spécialisés (sécurité, finances, durée de vie des programmes, politique du futur). Ce conseil est décisionnaire sur les sujets relatifs à la mise en œuvre et à l’évolution de la convention, et supervise l’administration d’exécution, elle-même responsable de l’application des décisions du conseil. L’administration centrale située à Bonn (Central Office) est en charge des fonctions transverses, et les divisions de programme sont les véritables unités opérationnelles en charge de la gestion de chacun des programmes. issent entre Bonn, Paris, Rome et Toulouse (au plus près du maître d’œuvre Airbus Military, dans le cas de l’A400M). La structure administrative à Bonn pèse d’un poids faible et chacun des programmes vit de manière autonome et ne rend compte finalement qu’aux États, via le conseil de surveillance et ses comités spécialisés. Chaque division de programme possède des ingénieurs, des opérationnels mais aussi des responsables administratifs donnant ainsi au manager de programme l’ensemble des expertises nécessaires à la conduite de celui-ci. À l’inverse de certaines agences de l’OTAN, les postes ne sont pas attribués par pays mais honorés à l’issue d’un processus de sélection où sont mis en concurrence les candidats des pays participants, assurant ainsi un recrutement adéquat en termes de compétences. La décentralisation et l’autonomie des programmes sont souhaitées par les États, qui veulent maintenir l’OCCAR sous leur contrôle. Si pour les programmes dont elle a la charge, l’OCCAR assure certaines prérogatives normalement dévolues aux organismes nationaux, comme la DGA en France, elle ne se substitue que partiellement à eux. Malgré les récents programmes dans le domaine des drones (le programme MMCM en 2015 qui développe des drones de détection des menaces sous-marines pour la France et le Royaume-Uni) ou en 2016, l’étude de définition du programme de drone européen de moyenne altitude et longue endurance (MALE RPAS) au profit de l’Allemagne, de l’Espagne, de la France et du Royaume-Uni, les États n’ont plus confié à l’OCCAR le développement de nouveaux projets structurants en coopération.

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